Les différentes lampes des années 50
Les différentes lampes utilisées dans les années 50.
Lampes de type "Noval":
Ces lampes ont été les plus utilisées durant ces années, et on en trouve encore aujourd'hui assez facilement. Elles sont les plus fiables.
Généralement, leurs filaments sont alimentés en 6,3 volts alternatif à partir de l'enroulement spécialement prévu sur le transformateur d'alimentation.
En cas de problèmes, on pourra donc les remplacer assez facilement. Le vieillissement des lampes n'a que très peu d'impact sur leur fonctionnement, on pourra juste constater
une légère diminution du gain, mais rien de plus. Il très rare qu'une lampe soit la cause d'une panne directe.
Attention à une série particulière fabriquée par "Philips" dont les références commencent par la lettre "U".
UCH 42, UF41, UBC41, UL41, UY41. Cette série de lampes permettait d'économiser l'enroulement 6,3 volts traditionnel du chauffage lampes !
Aujourd'hui, cela ressemble à de petites économies, mais je suppose qu'à l'époque cela devait avoir son importance.
Explications : Les filaments de ces lampes sont connectés en série sur l'enroulement 110 volts du transformateur d'alimentation.
Pour que cela fonctionne cette série de lampe a été spécialement fabriqué pour que l'addition de l'alimentation des 5 filaments montés en série fonctionnent sur 110 volts.
Voici les tensions d'alimentation des filaments de chaque lampe :
UCH 42 : 14 volts
UF41 : 12,5 volts
UBC41 : 14 volts
UL41 : 45 volts
UY41 : 31 volts
L'addition donne 116,5 volts, donc avec une petite marge de sécurité.
Plusieurs inconvénients se présentent: si un filament grille, la totalité des lampes s'éteignent et il faudra donc les tester une à une pour localiser la lampe fautive.
il ne sera pas possible de faire de dépannage sans avoir la totalités des lampes installées et en bon état. A la mise sous tension, les filaments étant "froids", leurs résistances est faible et un petit flash lumineux apparait; ceci à chaque allumage ce qui les fragilise et les met prématurément hors service.
Côté utilisateur, ces inconvénients n'apparaissent pas si ce n'est un achat régulier de lampe neuves !!!
Ce type de lampes posent quelques soucis pour le dépanneur ou restaurateur que vous êtes.
c'est en général une fabrication "Philips" coutumier à cette époque de fabrication propriétaire.
Vous trouverez donc ce type de lampe couramment sur les appareils "Philips" mais d'autres marques l'ont utilisé sur des modèles bon marché.
Contrairement aux lampes "noval" qui disposent d'un interval permettant de repérer les différentes broches, celles de type rimlock sont disposées régulièrement ce qui vous oblige à retourner le chassis de temps en temps pour savoir sur quelle broche vous êtes.
Autre problème : un petit renflement du verre à la base permet de "verrouiller" la lampe sur son support. Cela part d'une bonne idée, sauf que parfois
le ressort du support est un peu trop raide ou le renflement à la base de la lampe un peu fragile ce qui donne une casse à l'extraction ou l'insertion de celle-ci.
Evidemment, vous obiendrez une lampe HS qui prendra la direction de la poubelle, ce qui est bien embêtant quand vous vous rendrez compte qu'elle ne sont pas si courantes et que vous aurez du mal
à trouver de quoi la remplacer.
Ces lampes, plus anciennes et bien plus encombrantes datent des années 40, mais certaines radios en sont restées équipées encore au début des années 50.
Les broches sont également réparties, mais un axe central, généralement en bakélite, sert de détrompeur à l'insertion.
Cet axe central reste visible également par le dessous du chassis ce qui permet au dépanneur de se repérer un peu plus facilement
Des lampes plus anciennes encore, de type transco, octal, américaines ou européennes ne concerne que les postes de radios fabriqués entre les années 30 et 40.
Et donc ne nous concerne pas vraiement ici. Juste savoir qu'elles exitent encore et que vous pourrez en trouver dans les brocantes ou vide grenier.